réunion d'information personnel Bataillet / DSAC Sud

Nous avions comme projet de "monter" sur Paris mi-Novembre pour rencontrer Mr Massé qui est à l'origine de la décison de fermeture du Bataillet. Manifestation et remise des pétitions signées par vous tous, amis du Bataillet (environ 3000 signatures uniquement sur papier, récoltées cette saison 2013 par les clients du Bataillet, sans compter les 3500 signatures électroniques supplémentaires). Pétitions qui devaient être remises en mains propres à Mr Massé, avec la présence d'une délégation syndicale CGT.

Sur ce, nous sommes prévenus il y a peu de l'invitation des personnels permanents du Bataillet à se rendre à une réunion avec Mr Desclaux (directeur da la DSAC Sud, Toulouse donc), que nous avions prévu de rencontrer sur le site de Toulouse, avec les représentants du personnel et la délégation syndicale.

Nos projets sont donc reportés en attendant de voir ce qui nous est dit par la DSAC Sud, nous souhaitons avant tout rester dans le dialogue, notre objectif premier est quand même le maintien du site Le Bataillet et la sauvegarde des emplois des salariés et des prestataires qui travaillent avec nous.

Ainsi, nous voilà réunis ce Jeudi 21 Novembre au Bataillet.

Compte Rendu de la Réunion du Jeudi 21 Novembre au Bataillet (résumé) :

 Etaient présents : Georges DESCLAUX (directeur DSAC-Sud), Josette DURRIEU (sénatrice des Hautes Pyrénées), Michel TAILLIEZ (Maire de Montégut), Isabelle WEISS (directrice d’ARAMIS) Sylvie BRIGNON (présidente d’ARAMIS), Philippe BOZZIO (trésorier d’ARAMIS), Marie-Josée FORASTE (secrétaire - comptable), Aline RUMEAU (secrétaire), Guy BERGUGNAT (Chef cuisine - Econome - représentant du personnel), Eliane BERGUGNAT (chef service en salle), Sandra RECURT (service en salle), Valérie MELA ((service en salle), Myriam CAZAUX (service en salle), Evelyne ARQUET (service en salle - représentante syndicale), Doriane ABADIE (cuisine), Alexandrine MORENO (responsable animation enfants), Christian BOLLEGUE (animateur adultes - accompagnateur en montagne -  président de l’association « Les Amis du Bataillet »), Yves ABBO (agent d’entretien DGAC) Robert GERME (agent d’entretien DGAC).

 Excusé : François RAYNAUD (directeur du Bataillet)

Mme Josette DURRIEU tient à préciser que cette réunion d’information est à l’initiative de Mr DESCLAUX.

Mr Georges DESCLAUX qui rappelle qu’il s’agit d’une réunion d’information sur l’avenir du site « Le Bataillet » et qu’il est là pour échanger entre les parties concernées Il se présente, avec notamment ses missions territoriales, et le mandat qui lui a été confié pour porter la démarche du projet de reprise du Bataillet, au-delà de la décision de la DGAC (désengagement au 31 Décembre 2014). Il se dit interlocuteur privilégié avec les élus, la direction parisienne de la DGAC, ARAMIS, les repreneurs éventuels. Il rappelle qu’il est depuis quelque temps membre du CCAS et est donc au courant du dossier. 

Il présente ensuite le Plan d’action concernant la reprise du Bataillet : fermeture prévue le 31/12/2014 en accord avec les ministères concernés. Vu qu’il y aura des conséquences économiques et sociales à cette décision, les ministères s’engagent donc à chercher des solutions.

Les initiatives déployées pour ce plan d’action :

  1. Recherche d’un repreneur qui pérennise l’activité du centre au-delà du 31 Décembre 2014 (avec activité au moins équivalente)
  2. Traitement optimal des situations individuelles des personnels ARAMIS (mais aussi DGAC) avec comme critère auprès des repreneurs éventuels la reprise du maximum des employés.
  3. Engagement du processus de vente (cession) du bien en toute transparence (critères de prix, mais pas que, il faut une vision multidimensionnelle…)

Mr DESCLAUX distribue ensuite le plan d’action (que nous appelons échéancier). Les 3 volets (reprise, social et concertation) seront menés de front, pas séparément, mais bien conjointement. Le repreneur sélectionné doit être désigné en Juin 2014. Le centre ne doit pas s’arrêter dans son fonctionnement (Mme DURRIEU acquiesce). Puis il détaille l’échéancier, point par point.

Mr DESCLAUX remet ensuite la brochure qui a été faite pour vendre l’ensemble immobilier du Bataillet, destinée donc aux repreneurs intéressés. Il laisse la parole à Sylvie BRIGNON pour le volet social.

Sylvie BRIGNON détaille elle-aussi la partie volet social de l’échéancier, point par point. Il est question notamment des entretiens individuels et des formations prévues pour ceux qui souhaitent toujours travailler au Bataillet, et pour ceux qui voudraient changer d’activité.

Mr DESCLAUX reprend ensuite la parole pour développer la partie volet concertation de l’échéancier. Il est très important pour caler le dispositif et faire un appel d’offre intéressant. La relation avec les élus est primordiale.

Il est demandé aux salariés s’ils ont des remarques ou des questions à formuler.

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(...) Nous n'allons pas lister toutes les questions posées, mais toutes celles qui concernaient les désaccords avec la DGAC (pourquoi la fermeture, combien a coûté l'étude faite par le SNIA pour la réhabilitation du Bataillet, travaux qui ne se sont d'ailleurs jamais faits, incompréhension de la fermeture du centre par les clients du Bataillet, DGAC ou autres, inquiétudes par rapport au manque de communication entre la DGAC et ses salariés, doute quant à l'avenir s'il n'ty avait pas de repreneurs)... Toutes ces questions donc ont été immédiatement avortées par Mme Durrieu et Mr Desclaux sous prétexte que nous sommes là pour positiver, par pour revenir ce qui est fait et qui ne fait pas avancer le schmilblik. Un sentiment de frustration donc, l'empêchement de revenir sur les sujets qui fâchent. Et encore nous n'avons pas parlé de l'intervention de Mr Desclaux dans la presse qui disait que le Bataillet ne correspondait plus aux attentes des clients, qu'on y mangeait à 50 par table et que le nombre de nuitées baissaient d'année en année (tous ces arguments étant bien évidemment faux, nous ont blessé, nous comptions d'ailleurs lui demander des explications sur ces propos qui ne sont, en tout cas pour quelqu'un qui dit vouloir vendre un bien immobilier, pas du tout de bonne publicité) !!!  

Dans une volonté d'apaisement, et pour éviter à tout prix de couper ce dialogue ou de bloquer notre visiteur dans ce premier contact, avons donc ravalé nos questions dérangeantes et notre rancoeur. Nous avons tout de même montré qu'après un grand manque de communication, ces annonces venaient là comme si de rien n'était. IL faut savoir que cela fait plusieurs mois maintenant que nous nous battons et nous démenons pour défendre nos intérêts et celui du Bataillet, et avons indiqué que l'association "Les Amis du Bataillet" y était sans doute pour quelque chose. Est-ce que nous aurions eu les mêmes égards si nous n'avions pas bougé lors de l'annonce de fermeture imminente du centre ? Nous sommes persuadés que non. Nous n'aurions plus jamais entendu parler de la DGAC et nous serions allé pointer au chômage pendant que le Bataillet aurait été peu à peu recouvert par les ronces... Notre motivation est donc totale !

Bref, revenons aux questions (positives) !

Il a été question de la plaquette de publicité à l'attention des éventuels repreneurs (elle nous a été distribuée) et du travail fait par une entreprise (photographies panoramiques) sur le Bataillet. Les Amis du Bataillet avait insisté sur le fait que ce travail pourrait être très vendeur pour un repreneur éventuel. Les photos panoramiques (et leur présentation) sont très pros et on a vraiment l'impression d'y être (c'est une visite virtuelle du centre). Mr Desclaux nous apprend que la DGAC a acheté ce travail et qu'effectivement il est très bien fait. Parfait ! Nous allons enfin dans le même sens !

Beaucoup de questions sur les éventuels repreneurs, s'il y a déjà des touches, lesquelles...

Les réponses ne sont pas précises pour l'instant, mais il en ressort 2 points : Le premier est que la recherche d'un repreneur a été élargie (secteur tourisme mais aussi médico-social), les critères de choix étant la durabilité du projet proposé, la reprise des salariés (volet économique et social)... Le second est que certains contacts ont déjà été pris et que le but est de faire visiter le site aux personnes potentiellement intéressées. Nous devrions être prévenus de ces visites (transparence de la cession). Bon !

Mr Desclaux sait qu'il y a des travaux à réaliser sur le centre et le prix de vente (proposé par France Domaine venu l'estimer la semaine dernière) peut être revu à la baisse si le projet du repreneur est sérieux. En gros et clairement, le critère financier n'est pas prioritaire... C'était aussi une de nos questions.

Bilan : rencontre fructueuse à notre avis car il est essentiel pour chacun de communiquer. Il faut maintenant ne pas relâcher notre présence, sous prétexte que la DGAC "s'occupe de tout".

Le premier axe de notre combat était d'inciter la DGAC à garder le centre, avec des modifications de gestion (plus de publicité sur internet, formations internes plus conséquentes sur le centre, apport de clients extérieurs en hors saison...), bref, une politique différente que celle menée actuellement qui aurait pu faire vivre largement le centre, avec bénéfices à la clé. Nous aurions gardé nos emplois, les clients du Bataillet auraient pu revenir dans ce centre qu'ils apprécient, les 3 agents DGAC (François, Yves et Robert) maintenus à leurs postes.

Sachant mantenant que la décision de la DGAC est de se désengager du Bataillet est irrévocable, nous actionnons la seconde corde à l'arc de notre lutte, à savoir la recherche efficace d'un repreneur (et pas l'abandon du site comme à Parentis !). Nous en sommes donc là, à maintenir notre présence très forte au Bataillet, même si chacun a d'autres occupations ici et là, et rester très vigilants à ce qui se passe, réagir très rapidement. Il nous reste à attentre maintenant la suite des évènements, visites des éventuels repreneurs (il devrait y en avoir une la semaine prochaine). Le seul point noir de cette seconde corde est que les 3 agents de la DGAC ne sont pas pris en compte dans cette option choisie par l DGAC, et que, même si des propositions leur seront faites parla DGAC, ce ne sera sans doute pas au Bataillet... Du coup, Yves, Robert et François qui habitent Montégut vont se retrouver à aller travailler très certainement à l'extérieur de leur village !

 

Après la fin de la réunion, Mr Desclaux fera une visite rapide du Bataillet qu'il ne connaissait pas encore.

 

 

  

 

 

 

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